CRLDHT News (In French) Date: 07-05-2008
Author: CRLDHT
Flash-Infos mai 2008
 
·        La visite du président français M. Nicolas Sarkozy en Tunisie : les Tunisiens ne méritent pas cette humiliation.
·        Une nouvelle grève de la faim pour le droit à la libre expression.
·        Défendons ensemble la liberté de circulation pour toutes et tous.
·        Taoufik Ben Brik : Une nouvelle atteinte à sa vie privée.
·        Quand nos despotes offrent à notre jeunesse le choix de vivre le chômage et la précarité ou de mourir !
·        Manifestation parisienne en hommage au combat de la population du bassin minier de Gafsa pour la dignité.
·        Poursuite au quotidien de dizaines de procès politiques et d’arrestations arbitraires.
 
 
 
·         La visite de M. Sarkozy en Tunisie :
 
Le CRLDHT exprime sa consternation et son indignation après les propos du président français tenus lors de sa visite d’Etat de deux jours effectuée les  28 et 29  avril dernier.
 
Affirmer qu’ « Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse…. » en Tunisie :
 
-         C’est tourner le dos à toute une société qui se bat depuis des décennies pour ses droits et libertés fondamentaux et qui ne cesse de payer très cher son combat pour la dignité. Le CRLDHT a fait, par sa modeste contribution, l’écho de ces courageux combats de la société tunisienne, toutes catégories confondues ainsi que des sacrifices chèrement payés par des milliers de Tunisiens.
-         C’est légitimer cette politique de répression et de persécution tous azimuts qui s’abat sur la Ligue Tunisienne de défense des Droits de l’Homme, la plus ancienne des ligues arabes et africaines, de nouveau prise pour cible de la part du pouvoir policier de Ben Ali et ce depuis plusieurs années après avoir utilisé la force pour fermer de façon permanente, et ce depuis le mois de septembre 2005, son siège principal ainsi que toutes ses sections et lui interdire la moindre activité en son sein. Cette politique de répression et d’étouffement vise en réalité à l’anéantissement de la ligue dans son rôle indépendant de défense des droits.
-         C’est nier les aspirations et revendications légitimes de la population du bassin minier de Gafsa au Sud Est du pays, en ébullition depuis plusieurs mois pour dénoncer une politique économique et sociale marquée par le népotisme et le vol des deniers publics depuis des décennies (Voir les communiqués du CRLDHT 22 janvier, du 10 mars et 15 avril 2008)…
-         C’est cautionner également le coup de force pratiqué depuis décembre 2005 contre la direction légitime de l’association des magistrats, jugée trop indépendante (Voir la dernière publication  du CRLDHT : « Volonté d’indépendance » parue en décembre 2006)
-         C’est tourner  le dos aux centaines de prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons tunisiennes, condamnés pour la plupart à de lourdes peines lors de procès iniques qui en disent long sur l’état de la justice tunisienne. Tous ont subi la torture dans différents lieux de détention… Parmi eux, le journaliste Slim Boukdhir, 39 ans, en détention depuis le 26 novembre 2007 (Voir communiqué du CRLDHT du 4 décembre 2007).  
-         C’est encourager en un mot les graves violations et atteintes aux droits fondamentaux des Tunisiens à la vie, à la sécurité, à l’intégrité physique, aux libertés individuelles et collectives de s’associer, de s’exprimer, de se réunir et de circuler librement.
En se rendant en Tunisie, le président français ne peut ignorer cette situation politique explosive qui s’éternise et ne cesse de se dégrader à l’approche des prochaines échéances électorales de 2009.
Les démocrates tunisiens méritent plus de considération et attendent de la France un devoir de soutien à leur combat pour la liberté et la démocratie, première condition à tout développement humain.
·        Une nouvelle grève de la faim pour le droit à la libre expression :
 
Une nouvelle tentative policière de marginalisation et d’étouffement frappe de nouveau le Parti Démocrate Progressiste Tunisien (PDP), une des principales formations politiques  de l'opposition légale et notamment son journal, l'hebdomadaire Al Maoukef, qui a fait l’objet depuis le 14 mars dernier de saisie pour ses quatre  dernières éditions ainsi qu’à un procès en diffamation intenté contre ses premiers responsables. 
 
Après la mise en demeure du siège central à Tunis du PDP et de son organe El Maoukef, suivi de la fermeture des sièges de plusieurs fédérations régionales et la grève de la faim entamée par  Mme Maya JRIBI, secrétaire générale du parti et Maître Nejib CHEBBI, ancien secrétaire général et directeur du journal  El Maoukef, à compter du 20 Septembre 2007 pour protester contre la décision politique -sous couvert juridique- d’annulation du contrat de location du siège du PDP et de condamner ainsi ce parti d’opposition au silence définitif (Voir les communiqués du CRLDHT 13 mai 2007, 18 et 28 septembre 2008).
 
Après la présentation, le vendredi 20 mars, d’un projet de réforme constitutionnelle modifiant les conditions de participation aux prochaines élections présidentielles, un projet sur mesure qui est destiné à la privation illégitime, pour la 3ème fois de suite, du Candidat du PDP aux élections présidentielles de 2009.
 
Après la saisie de quatre éditions d'Al Maoukef, l'hebdomadaire du parti, sans fournir aux concernés la moindre explication et la décisionprise le 17 avril dernier par les membres du personnel ainsi que les militants  du PDP de distribuer eux-mêmes le dernier numéro et garantir une vente militante dans les rues de la capitale, à des passants sur l'avenue Habib Bourguiba… Ces saisies sont probablement dûes à la publicationd’articles sur des questions sensibles telles que l'augmentation des prix et la distribution d'huile de cuisine contaminée.
 
Après l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire qui a poussé cinq sociétés de fabrication d'huile de cuisine à intenter des actions en diffamation à l'encontre du rédacteur en chef Mr  Rachid Khechana et du directeur général M. Nejib Chebbi. Ces sociétés demandent 500 000 dinars (274 000 Euros) de dommages-intérêts. En cas de condamnation, le journal devra fermer. Les deux responsables sont convoqués au tribunal pour une audience le 10 mai prochain.
 
Le samedi 26 avril 2008, Ms. Rachid KHECHANA,rédacteur en chef du journalet Mongi ELLOUZE, directeur de rédaction, ont entamé une grève de la faim au siège de leur hebdomadaire en signe de protestation contre les dernières mesures répressives prises récemment à l'encontre de ce journal et de ses responsables.
 
Rappelons que le journal Al Maoukef, tout comme Mouatinoun, organe du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL), est l'un de seuls journaux d'opposition à être privé de toute subvention et qui vit donc seulement de ses ventes. Ces manœuvres continues risquent par conséquent le faire taire à jamais.
 
Le CRLDHT dénonce fermement cette politique de lynchage qui vise l’étouffement de toute voix divergente afin de créer un désert politique, propice aux échéances de 2009.
 
Il exprime aux deux grévistes, au PDP, à ses dirigeants et ses différents militants tout son soutien et toute sa solidarité et appelle ses amis et partenaires français et européens à se mobiliser à ses côtés pour défendre le droit à une information fiable et une expression libre. 
 
 
·        Défendons ensemble la liberté de circulation pour toutes et tous
 
Les autorités administratives tunisiennes et le ministère de l’Intérieur refusent de nouveau le renouvellement du passeport de M. Hamma HAMMAMI, opposant politique de très longue date et porte parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), parti interdit.
 
Après un 1er feuilleton durant l’été 2007 à la suite de la demande de M. HAMMAMI de lui accorder des pages supplémentaires dans la partie des visas (Voir le communiqué du CRLDHT du 28 août 2007), une mesure appliquée pour nombre de citoyens et la fin de la validité de son titre de voyage depuis le 20 mars 2008, M. Hamma HAMMAMI se trouve de nouveau privé, non seulement de passeport, mais également de pièce d’identité.
 
Depuis cinq semaines, M. HAMMAI passe son temps entre le poste de police Ibn Khaldoun , le bureau d’« El Omda », le représentant de l’autorité politique communale, le délégué de la commune d’El Manar, le Ministère de l’Intérieur et son service de « relation avec les citoyens », le bureau du préfet d’Ariana, le bureau du travail qui statue sur les demandeurs d’emploi….Des va et vient continus pour demander une attestation de chômage qu’aucune administration n’est prête à délivrer, une pièce, lui a-t-on affirmé, nécessaire pour l’obtention de sa carte d’identité et le renouvellement de son titre de voyage… En un seul jour, il est ainsi renvoyé d’une administration à une autre et d’un service à un autre pour voir les responsables fermer leurs bureaux et fuir à toute vitesse ou lui commander l’octroi d’un statut de demandeur d’emploi, un imprimé imaginaire d’après les responsables des bureaux d’emploi !    
 
En plus, et à 55 ans, M. Hamma HAMMAMI ne peut pas demander son intégration dans la fonction publique d’autant qu’il a été abusivement licencié de son poste d’enseignant au ministère de la Formation professionnelle, il y’a maintenant  21 ans….
 
En Tunisie, le passeport est une faveur à laquelle les opposants politiques, les défenseurs des droits humains, les anciens détenus politiques et d’opinion et leurs familles n’ont pas le droit d’accéder. Mr Kamel JENDOUBI, porte parole de notre Comité et président du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) vit cette injustice depuis de nombreuses années puisqu’il est privé de passeport et forcé à l’exil depuis mars 2000. Les autorités tunisiennes refusent depuis le renouvellement de son passeport, le privant ainsi du droit élémentaire de circulation et de retour dans sa terre natale.
 
Cette décision arbitraire de privation de passeport frappe également l’avocat et défenseur des droits humains Mohamed ABOU depuis sa sortie de prison le 25 juillet 2007, le journaliste Kamel LABIDI ainsi que des centaines d’anciens prisonniers politiques comme Ms Hamadi JEBALI, Ali LAARIDH, Moncef BEN SALEM, Zied DOULATLI…
 
Le CRLDHT considère que ces mesures prises à l’encontre de M. Hamma HAMMAMI et autres, sont, à tous points de vue, contraires aux droits humains ainsi qu’aux normes juridiques de l’ordre national et international. 
 
Rappelant le refus systématique opposé à Kamel Jendoubi président du REMDH et du CRLDHT, le CRLDHT insiste sur le fait que le droit de disposer d’un passeport est un droit inaliénable et que la liberté de circuler est une liberté fondamentale garantie par la constitution du pays et par les conventions internationales que la Tunisie a ratifiées.
Il s’élève contre cet acharnement des autorités tunisiennes à réprimer, par des moyens divers et des voies multiples et détournées les opposants politiques et  les défenseurs des droits humains, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, un acharnement qui va à en s’amplifiant puisque la situation politique actuelle ne présage rien de bon.
Le CRLDHT exige des autorités tunisiennes l’arrêt de ces mesures arbitraires  qui nuisent à la Tunisie et promet la poursuite de la mobilisation jusqu’au rétablissement de nos amis dans leurs droits les plus élémentaires à la circulation à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
 
 
·        Nouvelle atteinte à la vie privée de Taoufik Ben Brik :
Les autorités policières semblent nostalgiques des méthodes crapuleuses des années noires du début 90, quand la sécurité d’Etat a utilisé le divorce forcé comme une arme parmi d’autres pour briser la résistance des dizaines de détenus politiques et casser toute solidarité familiale avec les victimes. D’une procédure judicaire privée par laquelle un partenaire rompt une relation conjugale, le divorce est devenu alors une sanction cruelle au service du despotisme qui a réussi par ce moyen de pression à détruire des centaines de familles tunisiennes.  
Depuis peu, les services secrets de la police politique semblent prendre de nouveau goût pour de telles pratiques : le mercredi  23 avril 2008, la voiture de Mme Azza ZARRAD, l’épouse  du journaliste et écrivain Taoufik BEN BRIK a été  saccagée par des policiers en civil, en plein jour, dans un quartier très fréquenté de Bab Jedid, en plein centre ville de Tunis. Les pare-brises et les rétroviseurs ont été brisées et la tôle endommagée.
Cet acte de vandalisme survient après un appel téléphonique d‘un conseiller personnel de Carthage, incitant l’épouse à divorcer et la famille à la soutenir, proposant en même temps ses services en cas de besoin. La réaction de Mme Azza ZARRAD ne s’est pas fait attendre : elle n’a jamais été une collaboratrice de la police et elle refusait de se laisser manipuler, d’autant qu’il s’agit d’une affaire privée. Elle a aussi déposé une plainte après le saccage de sa voiture accusant la police politique d’être derrière cet acte, mais la police a refusé d’enregistrer sa plainte !
Quelques jours auparavant, M. Taoufik BEN BRIK a reçu des menaces de la part d’un haut responsable de la police lui ordonnant de se tenir à l’écart et d’oublier les échéances de 2009, sinon sa femme et ses enfants paieront le prix comme cela fût le cas de ses frères en 2004. Rappelons que les quatre frères de Taoufik Ben Brik ont fait l’objet de poursuites judiciaires et que deux d’entre eux ont été condamnés injustement à la prison ferme.

Ce sont ces méthodes mafieuses du régime tunisien que le président français Nicolas Sarkozy a choisi d’occulter lors de sa dernière visite d’Etat. Féliciter  La Tunisie pour les progrès réalisés dans le domaine des droits de l’homme c’est fermer les yeux sur les souffrances au quotidien des Tunisiens de toutes sensibilités.
Le CRLDHT considère que ce genre d’ingérence dans la vie privée des Tunisiens est insupportable de la part de la police politique et doit impérativement cesser car elle est contraire à la morale et aux valeurs minimales de respect de la vie privée des gens.
Il assure M. Taoufik BEN BRIK et Mme Azza ZARRAD de tout son soutien face à ces méthodes crapuleuses de la police politique tunisienne
Il condamne fermement ces pratiques serviles qui visent au quotidien les opposants et les défenseurs tunisiens des droits, dans leur intégrité, leur honneur et leur engagement militant.  
·         Quand nos despotes offrent à notre jeunesse le choix de vivre le chômage et la précarité ou de mourir !
 
Le Jeudi 24 avril 2008, une embarcation de fortune avec à son bord 26 jeunes Tunisiens, quitte les eaux de la ville de Chebba, au Gouvernorat de MAHDIA, en direction du sud de l’Italie pour faire naufrage en pleine mer, causant la mort de trois d’entre eux, dont les cadavres ont été ramenés par les eaux vers le littoral tunisien et la  disparition des 23 autres.
 
 Ce nouveau drame n’a suscité aucune réaction officielle de la part de nos gouvernants, ni envers ces jeunes victimes, morts pour avoir oser rêver d’une vie meilleure ou leurs familles endeuillées et meurtries après la disparition des leurs.
 
En fidèle valet de l’Europe forteresse, le régime tunisien s’est appliqué à voter les lois les plus rétrogrades pour punir ces malheureux « Nous déployons des efforts importants pour empêcher les départs vers l’Italie, à partir de notre territoire et nous avons sérieusement alourdi les peines dont sont passibles ceux qui participent ou organisent de telles traversées ». Car si la mort les épargne, la prison les attend pour avoir pris le risque de quitter ces quartiers de misère, avec leurs lots quotidiens de chômage, de précarité, d’exclusion et de privations en tout genre.
 
La responsabilité de l’Europe avec sa politique sécuritaire d’immigration dans ces tragédies humaines est totale. Tourner le dos à tant de misère humaine alors qu’elle résulte de choix politiques ultralibéraux des grandes puissances qui règnent sur le monde aux dépens des peuples les plus démunis, est tout simplement criminel.   
 
Le CRLDHT présente aux familles des défunts et de disparus ses sincères condoléances, partage leurs peines et leur donne l’assurance de son soutien et de sa solidarité.
 
Il s’associe à l’appel de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives(FTCR) pour faire du 10 mai prochain une journée de deuil national pour les enfants de la Tunisie et de tous les pays du sud, une journée d’hommage et de commémoration aux morts pour la dignité.
 
  • Manifestation parisienne en hommage au combat de la population du bassin minier de Gafsa pour la dignité :
 
Le Comité parisien de soutien à la population du bassin minier tunisien s’est fortement investi ce jeudi 1er Mai à l’occasion de la fête internationale de Travail afin de donner de la visibilité au courageux combat de ces milliers de Tunisiens qui se battent tous les jours pour l’accomplissement de leurs légitimes aspirations à l’emploi, au développement local et régional de leurs villes, laissés pour compte, à une citoyenneté effective et la pratique des libertés individuelles et publiques.
 
Un stand a été installé au milieu du défilé et une distribution de tracts a été assurée tout le long de la manifestation, provoquant un formidable élan de soutien de tous les travailleurs, chômeurs et sans papiers, participant au 1er mai ; 10 000 tracts du comité de soutien et 5 000 copies de Passe-Muraille, organe de la FTCR, consacré aux luttes des Tunisiens, ont été distribués lors de ce défilé
 
·        Poursuite au quotidien de dizaines de procès politiques et d’arrestations arbitraires :
 
Il ne se passe pas un jour en Tunisie sans apporter son nouveau lot d’arrestations arbitraires, de détention au secret et de procès iniques et ce, dans le cadre de la fameuse loi antiterroriste de décembre 2003. Depuis plusieurs mois, les avocats sont sur le pied de guerre pour garantir une prise en charge de toutes les victimes et semblent parfois dépassés par ce rythme effréné d’affaires !
 
Le CRLDHT se limite ici de donner les noms des prisonniers jugés dans le tribunal de Tunis pendant seulement une semaine, sans aucun commentaire. En trois jours consécutifs, du 10 au 12 avril 2008, voici les noms des accusés qui ont comparu au tribunal de première instance de Tunis :
 
L’affaire n°15169 à la date du jeudi 10 avril 2008, à la cinquième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, dans laquelle sont déférés Khaled Dridi, Houssine Gmati, Nizar Laskri, Karim Kharroubi (en état d’arrestation), ainsi que Hassen Boujnaieh, Lamine Zayani, Salem Dridi, Ayachi Khaldi, Souhaïl Dridi, Boubaker Ben Moghrem, Issam Benaïssa, accusés d’adhésion, sur le territoire de la République à une organisation terroriste ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’entraînements militaires en Tunisie et à l’étranger en vue de commettre des infractions terroristes sur le territoire de la République, d’utilisation du territoire de la République pour recruter et entraîner des personnes en vue de commettre un acte terroriste sur le territoire de la République.
 
Le 11 avril 2008, de nombreux citoyens appartenant à des milieux sociaux variés, ont été arrêtés. Il s’agit notamment de messieurs Abderraouf Amri, Mabrouk Boudhafer, Mehrez Rjeb,  Fayçal Sassi, Mohammed Ali Biskri, Kamel Elghorri,  Mohammed Labdi, Fethi Azizi,Mohammed Rezgui et Béchir Zitouni. Ils ont été en garde à vue  au ministère de l’Intérieur durant plus de vingt jours, leurs familles ne sachant rien d’eux jusqu’à ce jour..
 
L’affaire n°14985 à la date du vendredi 11 avril 2008 à la première chambre du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Hédi Ayari, a rendu son jugement en condamnant à l’emprisonnement, pour une durée de huit ans : Abdeljelil Aliaoui, Hafedh Samoudi, Sami Kdiri, Mokhtar Akkouri, Nejmeddine Bargougui et Ali Omri. Pour six ans : Ramzi Brini,  Ghassen Siliane et  Mohammed Ali Horchani. Pour quatre ans : Ali Lafi, Habib Hafsi et Ramzi Romdhani. Pour trois ans : Khatib Boukhari. Pour une durée d’un an : Laïd Jaouadi,  Hassib Chebbi, Gammoudi Hmed,  Mourad Saadi et Abdeslam Bali. Tous ont été également  condamnés à une peine de contrôle administratif pour cinq ans.
 
L’affaire n°15168 à la date du samedi 12 avril, à la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami,  dans laquelle ont été déférés :Laïdi Ben Saïd, Khaïreddine Lajimi, Abdelhamid Lajimi, Amor Ben Latif, Farid Najeh, Khaled Madhi, Mabrouk Lanouer, Jemaï Bouzaiane, Anouar Ferjani, Salah Aloui, Mohammed Aloui, Mohammed Kherfani, Aymen Souidi, Belgacem Dkhil ( en liberté), Ibrahm Azzouz, Ismaïl Gnifid, Hassen Ben Jomaa, Nasr Farah (en fuite)
  
Le même jour, l’affaire n°15245 dans laquelle sont déférés Mohammed Amine Rahoui, Ramzi Romdhani, Mokhtar Naffati et Nourane Abdellouf. 
 
Le même jour également, l’affaire n°15344 dans laquelle sont déférés Ramzi Romdhani, Hechmi Amri et  Bassem Dridi.
 
Paris, le 6 mai 2008.
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